Il y a les illusions du bonheur. Il y les jolies histoires des gens heureux, qui s'achèvent en mélodrame. Entre les deux il n'y a rien.

La passion tire sa sève dans la tendre souffrance qui berce tes pas. Nos pas. Je compose un rôle d'étrangère à notre union. Mais, ça s'effrite le long de ces regards que tu me lances. Ça pleure en moi. Ça crie l'injustice des amours déchus, à travers ces badauds qui s'entassent dans la rupture. Ces corbeaux des cadavres du passé. Vils et stupides. La haine éclate dans ses cendres face à ces importuns, à l'affut de la peine et des dilemmes d'un autre temps.
Oh les jolis doutes de mes insomnies de mes nuits et des mes heures éveillées. Bercée, par la ranc½ur des aigres choix. Mon doux Amour, j'ai la ta douleur en mon sein, en plus du fardeau de la culpabilité. Je me traine à l'affut de la délivrance. Tu ne veux rien d'autre. Pourtant, mon chéri je ferais tout me faire oublier de tes charmes tendres. Qu'on me dénigre, qu'on vante des mensonges à mon sujet. Tout. Je préfère ta haine, ou ton ignorance envers moi afin que tu exorcise les images de notre couple. Et même si j'aurais mal, je saurais faire face. J'ai l'habitude des fins tragiques. Je m'y suis faite. Je n'ai toujours tremblé que pour tes beaux yeux.
C'est trop tard, malgré ces envies qui me taraudent, et tiraillent mon c½ur anesthésié. Je ne sais plus qui croire. Alors, j'avance, sans toi. Pardonne moi.

Mais avant tout,
V I S
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# Posté le lundi 19 octobre 2009 15:23

. Le vrai ?

Sois égoïste. Existe, sans moi. Ca te fera du bien, de te ressentir à la fragilité d'une seule personne.
J'ai assez à vivre de mon côté, sans toi. Il y a un moi qui ne revient qu'à mes pensées. Sache le.

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 16:35

Message in a bottle

Message in a bottle
- Ca a été vendu.
Telle de la marchandise sans c½ur. D'âpres négociations à chiffres, à l'arrière. Un contrat face à un inconnu insensible. Les commissions s'entassent dans les mains sales. C'est le marché. L'engrenage se rode, c'est le beau rouage du mécanisme habituel. Ca s'incruste de pourriture vile. On nomme ceci le système. Simplement, c'est comme ça. Rien à décider, tout à obéir, ou à détourner. Ils t'évincent, tu n'es qu'une ombre au bas d'une feuille imprimée. Un prénom, un nom de famille, une date de naissance, une filiation.
Et le lieu demeure évidé du passé. Neutre, à retracer selon les exigences de l'âme neuve.
Là bas, c'était à lui. C'est tout, ça n'a pas à se justifier. J'y ai laissé mes mercredis de l'enfance, mes marques de fille aînée. Il n'est plus là. Mais ça reste à lui. C'est évident non ? ! Apparemment pas. Il n'y a qu'elle à le saisir. Elle et moi face au reste, à cette masse des intéressés avides.
Ce n'est pas un lieu. C'est le reste d'une âme échouée. Voici la pâture de mes souvenirs.


Cadeau à l'inconnu qui en a offert un million deux quarante mille euros, modèle y ta fortune. Ce n'est plus nôtre.





Dis moi, cher Dieu, une vie ça vaut combien ?

# Posté le vendredi 31 juillet 2009 16:35

OUPLABOUM .




Je ne sais pas. Je ne sais plus. Ai-je su un jour ?

# Posté le lundi 27 juillet 2009 07:59

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J'apprivoise chacun de ses excès avec plus ou moins docilité. Je me plie soit à demi soit à ses pieds selon l'impulsion soudaine. Cette fois là, je n'ai rien dit. Rien exprimer. Elle compare une situation d'autrui à la sienne, tirée du passée. Pour la première fois elle avoue ne pas vouloir refaire nos vies. Déclarer ça posément face à mes yeux. Ma voix est calme. Elle crie pour une raison implicite. Elle manie mes gestes sous ses besoins et ses envies. Je ne dis rien. La pensée s'effrite d'elle même. Ma présence me culpabilise. Je me courbe à ses sauts d'humeur. Mes désirs sont radiés auprès des besoins fraternels. Habitude amère. Le bilan : mes yeux sont rouges. Elle plaint mes allergies estivales. J'esquisse un sourire d'amusement. Ironie du sort.
A présent, le recul me place frigide face à tout ça. Cette situation m'indiffère car j'ai encore la lucidité de la comprendre. Elle mérite bien plus la complainte que moi, finalement. Je sais son histoire ; et j'y décerne l'avenir qu'elle aurait pu conquérir. Un bonheur à sa portée. Je ne suis rien. Du sang, de la chair qui est sienne, mêlée avec celle d'un mort qui hante. Je suis le fruit de ses erreurs. Je suis le dégoût du présent, et j'ai le goût du regret. Je la plains de supporter ma vue et celle de mon frère. Honnêtement. Je crois pouvoir me qualifier d'orpheline, intimement. Je me devine en perdition d'origine.
Oui, sans passé. Juste un avenir à construire à l'encre de ma personne. D'une force masquée par le sourire innocent. J'entreprends mon chemin, avec la fierté d'une exilée. J'ai la hargne de l'Amour, à travers ses yeux. Je possède la haine du tout et l'habileté à feindre sous vos yeux.
Spectacle : j'ai la dalle de vivre à en crever. J'ai la Faim qui me pourfend l'âme et le corps. Reste à déterminer la durée de cet éclair foudroyant. Et là. Je sais, que je deviendrais une âme orpheline, cette fois.

Et tu sais quoi, je m'en fous de tout ça.





# Posté le mardi 23 juin 2009 15:10